Il y a des gens qui se tiennent droits,
le regard calme, la posture assurée.
On les croise en pensant qu’ils vont bien.
Qu’ils avancent sans heurt.
Qu’ils n’ont pas été touchés comme les autres.
Parce que rien, en apparence, ne laisse deviner ce qu’ils ont traversé.
Dans cette œuvre, elle se présente debout, fière, entière.
Mais si le visage révélait tout ce qu’il a dû contenir : les nuits trop longues, les chocs silencieux, les renoncements, les peurs avalées pour continuer d’avancer.
Les traces apparaissent alors comme une vérité impossible à cacher.
Non pour l’enlaidir, mais pour raconter.
Raconter que la force n’est pas toujours lisse.
Qu’elle porte parfois les marques du chemin.
Autour d’elle, la lumière et l’ombre se mêlent sans se combattre.
Comme dans une vie où la douleur et la beauté apprennent à cohabiter.
Le colibri veille, discret témoin de ce qui survit même après les secousses : l’élan, la dignité, le mouvement.
À cet endroit précis,
il n’est pas question de paraître invincible.
Il est question de se tenir là, malgré tout.
Et de rappeler doucement que bien souvent,
ce qui a demandé le plus de courage
est justement ce qu’on ne voit pas.
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